Samuel Bourille
entremetteur sonore.

(Photo François Viguié)

Dès l’age de 5 ans sa carrière est toute tracée et il décide de rentrer au Conservatoire National de Région à Bordeaux où il fera ses études classiques en piano et flûte traversière, un peu aidé par ses parents il faut l’avouer.

Grand mère réfugiée espagnole et musicienne... on se demande d'où lui vient sa passion pour la musique et ses idées bien arrêtée sur l'utilisation du mot phalange : partie de la main servant à articuler le doigt afin qu'il puisse appuyer sur les boutons d'un instrument de musique... Peut être que tout simplement cette passion lui vient de son père, musicien lui même, de par sa mère, refugiée espagn.... bon.

A l’adolescence, il prend conscience que le classicisme a fait sont temps. Après s'être rendu compte que Mozart écrivait déjà des symphonies à l'âge de 5 ans, le marché étant donc saturé de petits génies, c'est avec panache qu'il se retire de la scène des auditions de conservatoire. Il est désormais important pour lui de partir à la recherche d’autres champs musicaux
. Le Jazz et l’improvisation lui ouvrent alors grand leurs portes et c’est durant ses années de lycée qu’il fait ses premières armes dans les bars et clubs jazz de Bordeaux. Il est ensuite amené à découvrir l’improvisation libre avec Denis Gouzil et son Abracadaband. Diplômé en musicologie et en formation musicale, il est dessuite persuadé qu'il ne sera pas fait pour l'enseignement... et il devient musicien professionnel au sortir de la Faculté.

Son goût pour l’arrangement bizarroïde et les textures sonores se révèle avec ses acolytes du Graphiose band, formation dédiée à la musique de Frank Zappa. Ce projet le pousse à co-organiser les 2 premiers
Festivals Zappa en France. Puis ses pérégrinations le conduisent vers la Cie Vieussens avec lequel il sillonne les routes avec cette musique aux accents gascons parfumés d’Afrique.

Et vient le temps des grandes rencontres, il joue avec Portal, Sclavis, Corneloup, Minvielle, Perronne et la Campagnie des musiques à ouïr au sein de la Cie Lubat de Gascohna. Il participe notamment au légendaire « Délibération Orchestra », création réunissant les plus grands jazzmen français pour le festival Son d’hiver à Paris. Toujours friand d’expériences et de nouveautés, on le retrouve notamment aux côtés d’Edgar de l’Est pour une tournée estivale.

Entre temps, et on ne sait comment, il réussit à trouver le temps pour être diplômé en Gestion de l’action culturelle mais rien ne saura faire dévier sa route de sa destinée : c’est au sein du
Trio d’en bas qu’il trouve l’espace pour développer son identité : Entremetteur sonore.