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Yoann
Scheidt, batteur bruitiste et masqué Musicien de père, depuis son père, en fils, il n’a pas de fils.
Dans le bain de
fête,
il tape à tout va avec bâton, cuillère, fourchette,
couteau ? « il
n’a pas le droit, trop jeune », et bien d’autres
ustensiles aussi
désagréables. Un jour comme les autres il se lève,
va déjeuner et, avec
stupéfaction tombe sur une batterie bleue toute neuve lui
barrant le chemin.
POUM.PAC.TAC.POUM. « il faut bien commencer au
début, quoi ? ».
Après ses premiers cours de batterie, Jeannot Bielsa (le prof)
lui dit
« c’est pas tout ça mon petit, mais il va
falloir commencer
l’apprentissage du solfège ». A cet
âge-là, le solfège ça fait penser à
l’école,
alors après un, voir deux efforts d’attention, il dit
stop. Enfin il le dit
pas mais il aimerait… Mais bon, sans le dire, il met de
côté l’apprentissage du
solfège pour toujours, à l’époque ! Il
a envie de jouer, de toucher, de
souffler, de taper, oui surtout de taper. Dans la rue, dans sa chambre,
partout. En attendant de jouer ailleurs, il sillonne les rues avec les
Sous
Fifres de St Pierre. A 10 ans, le goût du voyage le prend par la
caisse claire
et l’emmène à droite, à gauche, mais surtout
à gauche. Il part avec les Sous
fifres jouer à Newcastle (vers l’Ecosse), 24h de bus
ça marque une vie…Ah oui !
un voyage à Cuba pour faire de la musique à 11 ans, tout
d’même. « ben
oui, c’était bien…mais bon, j’étais
trop p'tit ». Une sélection officielle
dans le Big Band Gironde « y’a pas de grands
souvenirs… en même temps je
n’y suis resté qu’un an ». Quelques
années plus tard, après 2351 Km
parcourus en 10 ans avec les Sous Fifres de St Pierre, puis
l’Atelier de
Fifres, carnavals, naïades et autres fêtes du coin et
d’ailleurs, il dit :
« le fifre est un bel instrument, bruyant, quand il
n’est pas faux ».
Ce qui ne lui attire pas de problèmes parce que tout le monde
est d’accord
aujourd’hui encore. Puis en 1998 la batterie à peine
usée, il commence à jouer
avec la Cie Lubat… et là, ça dure pendant 7 ans, à un rythme où il vaut
mieux avoir le rythme. En 2001, après une rencontre sur
scène pour un bal au
festival de fifres de Saint Pierre, Les Rois de la Danse font leur
apparition,
ils propagent le Rural Spirit où l'on veut bien d’eux. En
2003 en rapport aux conflits sociaux,
s'éveille en lui le désir
jusque-là inavoué de nouvelles postures, de nouvelles
relations aux publics et
aux arts : il fonde alors e triO d'en bAs, une musique d’en
haut pour la
France d’en bas. yoann.scheidt@gmail.com |